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La Savoie est un territoire aujourd'hui français. Appelée Sapaudia, au Moyen Âge, composée par six provinces historiques, la Savoie est devenue un comté au XIe siècle, puis un duché indépendant en 1416. Berceau de la Maison de Savoie, elle appartient aux territoires princiers des de Savoie, appelés États de Savoie. Aujourd'hui, la Savoie correspond aux deux départements savoyards, la Savoie et la Haute-Savoie. Afin de ne pas confondre la région et le département homonyme, les différents acteurs et les médias utilisent parfois l'expression Pays de Savoie, voire « les Savoie ». Ses habitants sont appelés communément Savoyardes et Savoyards. Cependant, on trouve parfois les gentilés suivants : Savoisiens (iennes) et Savoyens (ennes).
modifier ÉtymologieLe nom Savoie provient de l'ancien territoire Sapaudie (en latin sapaudia, vers 354), qui signifierait le "forêt de (ou pays des) sapins" (du gaulois sapo : sapin et wald : forêt. Sap-Wald ou Sap-Vaud)1. Le nom aurait ensuite dérivé, chez les Romains, en Sabaudia, Sabogla. Il est fait mention à la fin du IVe siècle de la Sapaudia dans les Res Gestae d’Ammien Marcellin, puis au Ve siècle dans la Notitia Dignitatum et la Chronica Gallica de 5112. Le latin du XIe siècle le fait dériver avec un "v" en Savogia, ager Savogensis, jusqu'à Saboia, Savogia et enfin Savoie3. Dans un ouvrage de 2002, les auteurs Joseph Henriet et Thierry Mudry s'opposent à cette définition en indiquant dans une note que Sapaudia est un « syntagme composé de mots d'origine néolithique et arpétare : Sapau (riches pâturages), di (région) et a (la). La Savoie est donc simplement la région des riches pâturages. »4 modifier Géographiemodifier DélimitationLa Savoie est délimitée par
La Savoie forme ainsi un « bloc solide, une sorte d'épais tronc d'arbre allongé du Nord au Sud sur 145km et gonflé d'Est en Ouest sur une centaine, soit une superficie un peu supérieure 10000 km² »5. Ce territoire compact offre des paysages variés, marqués par l'empreinte alpine, des Préalpes, les basses terres, aux sommets enneigés des Alpes, reliées par de grandes vallées intra-alpines. Ces dernières se trouvent à l'origine du découpage provincial traditionnel (Voir le tableau ci-dessous pour le découpage interne provincial). modifier Les sous-régions naturelles
Le relief en Savoie
On peut distinguer quatre types de régions naturelles en Savoie6 :
Le paysage alpin fait l'objet d'une préservation particulière face au développement urbain et touristique de ces trente dernières années. Ainsi la Savoie s'est vue attribuée trois parcs permettant la protection et le développement de ce milieu fragile :
D'autres lieux ne bénéficiant pas de statut particuliers réussissent à maintenir un milieu moins marqué par l'anthropisation, comme la Beaufortain ou le Chablais. modifier HydrologieTous les cours d'eau, rivières et fleuves savoyards se jettent directement ou indirectement dans le Rhône et dans la Méditerranéen.
modifier ClimatBien que de type montagnard (reposant sur le triptyque pente, altitude et versant), le climat savoyard doit être différencié selon la situation en vallée (avant-pays/préalpes/cluses avec l'exemple de Chambéry), où le vent joue un rôle important, et l'altitude, c'est-à-dire les massifs alpins (stations Chamonix). Le préfet du département du Mont-Blanc Verneilh dans son Statistique générale de la France, Département du Mont Blanc (1807) indique : « Souvent au fond d'une vallée, le voyageur supporte avec peine l'ardeur d'un soleil brûlant, en même temps qu'il aperçoit sur les monts qui l'environnent, les frimas d'un éternel hiver ; d'autres fois, après avoir traversé des neiges ou des glaces sur les cols des montagnes, il rencontre, en descendant dans la plaine, d'abord des bois, ensuite une riante verdure, plus bas des fleurs ou mêmes des fruits. (p.164) » modifier DémographieD'après les données de l'INSEE, la Savoie comprend environ 1,096 millions d'habitants en 200710.
Histogramme de l'évolution démographique depuis 1776 :
modifier UrbanisationLa Savoie appartient à l'espace économique et démographique du sillon alpin11, situé entre Grenoble/Valence et Genève. L'urbanisation atteint un stade de développement quasi maximal en raison du relief environnant. Le tissu urbain se localise principalement dans les fonds des grandes vallées alpines (le sillon) et intra-alpines (Maurienne, Tarentaise, vallée de l'Arve). Le taux d'urbanisation est supérieur à 70%. Les aires urbaines savoyardes sont12 :
modifier HistoireL'histoire de la Savoie correspond à la place que tiennent les provinces de la Maurienne, berceau de la Maison de Savoie au XIe siècle, ainsi que la Savoie Propre, la Tarentaise, le Chablais, le Faucigny et le Genevois en Europe. Véritable carrefour stratégique européen, avec à la clef, le contrôle des cols alpins, les maîtres de la Sapaudia obtiennent le titre de Duc en 1416, transformant leurs possessions en Duché de Savoie. Par leur politique, les Savoie agrandissent leur territoire, jusqu'à former les États de Savoie, et leur pouvoir au sein des maisons princières de l'Europe jusqu'à l'acquisition du titre de roi de Sicile de 1713 à 1720, puis celui de roi de Sardaigne en 1720.
Suite au Traité de Turin, en 1860, le duché de Savoie est annexé/rattaché à la France en devenant deux départements14. modifier Culturemodifier LangueComme dans de nombreux pays et provinces européens, où langues véhiculaires (généralement langues du pouvoir et de l'administration) et langues vernaculaires se côtoient, en Savoie il existe traditionnellement, jusqu'à aujourd'hui, deux langues parlées. D'une part l'arpitan, dont l'usage a été entretenu par la population (langue aujourd'hui menacée de disparition , (malgré son usage quotidien dans de nombreux villages et villes de petites tailles)[réf. nécessaire] et d'autre part le français, langue de l'État civil du Duché depuis l'Ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539. La Savoie appartient au territoire linguistique de langues gallo-romanes et principalement au francoprovençal. Le français à été la langue d'usage véhiculaire dès le XIVe siècle et la langue administrative obligatoire depuis Emmanuel-Philibert (1614). À la même époque le duc de Savoie décrétait le toscan langue officielle dans ses terres du Piémont. De plus, pour occuper le royaume de Sicile (anciennement d'Aragon-Sicile) les rois de France entreprirent de passer en Italie avec leurs armées (en huit guerres), en passant obligatoirement par la Savoie soumise au pillage (absence d'intendance militaire pour le ravitaillement) et occupant le Piémont. Au cours de l'histoire le prince de Savoie, administrateur de Hollande pour les Habsbourg perdit ses terres de Savoie, prises par le Roi de France avant de se les voir restituer. Par la suite Louis XIV envahit la Savoie pour massacrer ses sujets protestants "vaudois" (disciples du lyonnais Pierre Valdo). Il fit de même en massacrant les sujets francs-comtois des Habsbourg, catholiques, en utilisant des mercenaires lorrains également catholiques) avant l'annexion de la Franche-Comté. Le massacre des 3 000 paysans « vaudois » traumatisa la famille de Savoie car le roi de France exigea la caution morale (sous peine de sanctions militaires) du Duc qui renforça la décision de rendre la religion catholique obligatoire sous peine de lourde sanctions pénales en cas de refus, sauf près de Genève et en certains points du Val d'Aoste. La messe devant être dite en Français. Ensuite, Saint François de Sales pour contrer les écrits de Calvin (réformateur venu de Noyons puis réfugié à Genève, qui écrivait en français, la langue du culte réformé par opposition au latin) imposa de fait ses libelles en français, avec grand succès. Il favorisa encore le « parler français ». Autre cause de l'adoption du français comme langue courante par les Savoyards, le fait qu'avec une démographie excédentaire, l'immigration était forte, principalement en France (Paris et Bordeaux) et en Autriche (Vienne). Le certificat du curé servait à la fois de pièce d'état-civil et de recommandation à l'étranger. Chaque village savoyard avait une école catholique où on apprenait le français (il y en avait encore 800 avant 1940), la messe étant aussi dite en français, « la langue du dimanche ». Cela facilita l'intégration des 100000 savoyards installés hors de Savoie (pour une population de 500 000) mais toujours menacés d'expulsion en cas de crise économique. Cela aida aussi un échange monétaire des savoyards immigrés avec la Savoie. Tandis que les paysans proches de Genève faisaient commerce en français. Las des occupations fréquentes du roi de France, le duc de Savoie finit par transférer sa capitale de Chambéry à Turin, en Piémont, en délaissant un peu la Savoie considérée comme « glacis » militaire avec son puissant voisin. Tout en lui octroyant cependant un parlement spécifique et un code cadastral favorisant une juste répartition de l'impôt. Pour sa part, le Faucigny Faucigny — français par héritage — fut échangé avec la France contre toute les terres savoyardes de l'autre côté du Rhône. c'est ainsi que le savoyard Vaugelas, un des fondateurs de l'Académie française (créée à l'origine par Richelieu pour uniformiser la langue juridique des tribunaux du roi de France) devint français. La Savoie restant sous la tutelle (morale et théorique) du Saint Empire Germanique ne pouvait prétendre à un titre royal sans l'accord du pape ou de l'empereur, ce qui gênait ses ambitions dynastiques européennes (sur ses proches voisins). Finalement le duc de Savoie et de Piémont, se fit attribuer le royaume de Naples mais échangea ce royaume comprenant la Sicile (qui trouvait les savoyards « pingres ») contre le royaume de Sardaigne (créé jadis par le Pape) ; la Savoie fut considérée, comme le Piémont, comme apanage du « royaume sarde » qui à son tour, grâce aux entretiens de Plombières (1859) chassa les Autrichiens d'Italie avec l'aide du républicain Garibaldi et fit l'unité italienne autour de la monarchie sarde, prenant le titre de Roi d'Italie. En échange de ses services militaires, la France organisa (en 1860) l'annexion de la Savoie sous le double titre « oui » (à l'Annexion) et « zone » (faveurs fiscales pour l'arc lémanique et la vallée de l'Arve). La France créa une administration avec un fonctionnaire central (le préfet) et fut surprise de constater que la population était plus francophone que la moyenne nationale, ce que nombre de Français actuels ignorent encore. L'unification linguistique française fut la conséquence de la guerre de 1914, tandis que l'article II de la constitution stipule que « le français est la langue de la république » ce qui était déjà le cas séculairement du duché de Savoie, où français et arpitan étaient conjointement traditionnellement pratiqués, en proportions quotidiennes certes différentes par les uns et les autres, selon leur groupe social d'appartenance où leur région d'origine (à noter par exemple que la région de l'Albanais à beaucoup plus conservé l'usage de l'arpitan que la région pourtant limitrophe du nord annécien, précisément à cause de la proximité de cette ville avec laquelle les échanges marchands avec la bourgeoisie étaient plus fréquents). Cette constatation du bon niveau du français des savoyards amène à faire deux remarques. La première est que les savoyards ayant parlé le français depuis longtemps, sa forme locale est un peu différente de la norme académique, comme c'est également le cas en Suisse ou en Belgique. Traditionnellement notamment, on compte comme septante, huitante et nonante, ainsi que cela se pratiquait plus généralement dans beaucoup de campagnes françaises. D'autre part on trouve dans ce français régional, des arpitanismes traditionnels, tel que le neutre "y" ("j'y sais", "j'y fais"), également rencontré dans une bonne partie de la région Rhône-Alpes (correspondance avec l'aire arpitane). De nombreuses autres particularités purement savoyardes existent, encore appelées sabaudismes, comme la prononciation des 'e' finaux (ex: "ils cotoient", prononcé "cotoillent", "jolie" prononcée "jolille", etc), comme le pratiquent aussi les suisses romands (avec des mots comme par exemple "cheminée" prononcé "cheminéye"). On y trouve aussi l'usage d'un temps interdit en français académique, mais pourtant tout à fait correct, le passé surcomposé. De nombreuses expressions de formes anciennes du français ont perdurées en Savoie, notamment du 19e siècle. Toutes ces particularités sont liées à la bonne pratique ancestrale du français par les savoyards qui étaient naturellement bilingues, mais elles suivent malheureusement la même voie que l'arpitan, et ce français riche en couleurs du terroir savoyard tend à disparaître sous l'effet de la normalisation. On ne l'entend plus que dans les poches de résistances où l'arpitan lui-même a pu continuer à survivre, en milieu rural. La seconde remarque que l'on peut faire est que ça n'est pas "la France" qui a appris à parler et à écrire le français aux savoyards, mais la Savoie elle-même. modifier ReligionLes témoignages de la christianisation de la Savoie, et principalement pour Genève, daterait du IVe siècle. Il faut toutefois attendre plus tard vers 450 pour l'installation du premier évêque en Tarentaise et le début du VIe siècle pour la sacralisation d'une église en Savoie du Nord. modifier Littérature et tradition oralemodifier Musiquemodifier CinémaDe nombreux acteurs viennent du territoire savoyard, comme Agnès Soral ou André Dussolier, ainsi que plusieurs films, produits ou tournés en Savoie. Certains d'entre eux ont précisément pour thème la Savoie et sa culture, comme la Trace ou la Dernière saison (pour plus de détails, voir La Savoie au cinéma, dans la collection L'histoire en Savoie de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie15). La Savoie est ou a été aussi le lieu de festivals du cinéma :
modifier GastronomieLa gastronomie savoyarde est essentiellement basée sur des produits du terroir riches et adaptés aux rigueurs du climat montagnard. Les spécialités gastronomiques sont essentiellement basées sur les fromages, et la charcuterie. Les vins et alcools forts font également partie intégrante du patrimoine culturel. Plats et ingrédients typiques:
modifier CostumesIl existe une vingtaine de costumes folkloriques savoyards différents selon la vallée ou le village, constitués pour les femmes d'un châle, d'un jupon, d'un tablier et d'une coiffe (exemple : la "frontière" en Tarentaise), agrémentés de bijoux, de dentelles..., et pour les hommes d'une chemise ample, d'un gilet, d'un pantalon et d'un chapeau l'été associé à un bonnet l'hiver. Ces costumes apparaîssent dés le XVIIe siècle et sont portés jusqu'au XXe siècle dans certaines vallées. Aujourd'hui, ceux-ci sont portés lors de représentations de folklore local. modifier Médias
La Savoie possède sa chaîne locale (avec couverture d'une partie du Pays de Gex et une partie du Bas-Bugey ainsi que les Cantons de Genève et partiellement de Vaud) depuis l'aventure de la 8 Mont Blanc, lancée en 1989, et devenue TV8 Mont-Blanc, présente aussi sur le cable et la TNT.
Les éditions savoyardes du Dauphiné Libéré écrasent le paysage médiatique de la région. Toutefois cette prédominance est à relativiser par la présence de plusieurs hebdomadaires : ceux appartenant au groupe Presse Alpes-Jura (ex-Socpresse) (Le Messager, L'Essor Savoyard, La Savoie) ; L'Hebdo des Savoie (Albanais et Aix-les-Bains) ; La Vie Nouvelle ; La Maurienne (vallée de la Maurienne). D'autres journaux associatifs ou institutionnels existent, comme Le Savoisien, organe de la Ligue Savoisienne, Terres savoyardes (Chambre d'agriculture), ou des journaux plus satiriques comme La Voix des Allobroges (secteur Pays de Savoie) ou Le Faucigny (secteur vallée de l'Arve). Enfin, dans le nord de la région, l'hebdomadaire helvétique La Tribune de Genève est également diffusé. Des magazines mensuels dédiés à l'économie ou à la politique en Savoie se sont développés comme L'Eco des Pays de Savoie, L'Essentiel des Pays de Savoie. Sans oublier, le magazine Alpes Magazine (Milan Presse) spécialisé sur l'espace paysager et culturel des Alpes qui régulièrement réalise des reportages sur la région.
France Bleu dispose d'une station locale, France Bleu Pays de Savoie. De nombreuses stations locales, le plus souvent associatives, existent dans les vallées (Bauges, Tignes, Chambéry, Radio Perrine, etc...) ainsi qu'une antenne locale de RCF. Les radios publiques suisses Couleur 3, RSR-La Première et Espace 2 sont écoutées en Chablais, en Faucigny et en Genevois. Plusieurs radios commerciales sont diffusés dans les bassins de vie les plus importants : ODS, Rouge FM, Radio Plus... modifier Emblèmes et symboles de SavoieLa Savoie possède des émblèmes et des symboles propres :
modifier Administrationmodifier Collectivités territorialesLa Savoie forme un sous-ensemble territorial au sein de la région Rhône-Alpes. Les deux départements de la Savoie et la Haute-Savoie n'ont jamais formé une collectivité territoriale à part entière. Après l'échec de la constitution d'une région en 1972, le refus d'appartenir à une région Alpes avec Grenoble, les deux départements ont été intégrés à la région Rhône-Alpes.
modifier Assemblée des Pays de SavoieDans le cadre de la Loi du 5 juillet 1972, dite Loi Pompidou, les deux départements savoyards mettent en place, en 1983, une structure supra-départementale désignée sous l'expression Entente régionale de Savoie. Celle-ci a évolué en 2001 sous l'appellation Assemblée des Pays de Savoie (A.P.S) modifier ÉconomieLes deux départements savoyards possèdent une économie relativement dynamique, par rapport à la majorité des départements français. Après une traditionnelle vision, au début du XXe siècle, du département de la « Savoie = grandes entreprises publiques, énergétiques et métallurgique » et celui de la « Haute-Savoie = concentration de PME-PMI tournée vers Genève et vers le Monde », le visage économique savoyard s'est modifié en prenant le virage du tertiaire, notamment dans les transports et le tourisme. L'économie de la Haute-Savoie garde cependant une spécificité vers la mécanique et les activités associées tout en supportant le développement du phénomène transfrontalier avec la région genevoise. La croissance de la population transfrontalière a été de 12% en 2006. Côté chiffres, selon l'INSEE, le PIB cumulé pour les deux départements, en 2000, équivaut à 24 438 M€ (soit 2% du PIB métropolitain) La Savoie participe à sept des 67 pôles de compétitivité labellisés le 12 juillet 200520, parfois en partenariat avec d'autres départements et agglomérations :
modifier TourismeLe tourisme, tant hivernal qu'estival, occupe une grande partie de l'activité économique en Savoie, il repose principalement sur les atouts de son relief. Toutefois, la Savoie recèle aussi de nombreux sites historiques ou thermaux. modifier Notes et références
modifier Annexesmodifier Bibliographie
modifier Articles connexesmodifier Liens externesmodifier Institutionnelsmodifier Historiquesmodifier Touristiques et culturels |
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