Roumanie.html

 
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România (ro)
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Roumanie (fr)
Drapeau de la Roumanie Armoiries de la Roumanie
(Détails) (Détails)
Langue officielle Roumain
Capitale Bucarest
44° 25' N; 26° 06'E
Plus grande ville Bucarest
Forme de l’État
 - Président
 - Premier ministre
République parlementaire
Traian Băsescu
Călin Popescu-Tăriceanu
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 78e
238 391 km²
3,0 %
Population
 - Totale (2007)
 - Densité
Classé 49e
22 350 000 hab.
94 hab./km²
Indépendance
 - Date
De l'Empire ottoman
9 mai 1877
Gentilé Roumains, Roumaines
Monnaie Nouveau leu roumain
(lei au pluriel) (RON)
Fuseau horaire UTC +2
Hymne national Deşteaptă-te, române! (Réveille-toi Roumain!)
Domaine internet .ro
Indicatif
téléphonique
+40

La Roumanie (roumain România) est un État d’Europe de l'Est, située au carrefour de l'Europe Centrale (46%: la Transylvanie, la Crişana, le Banat roumain, la Marmatie et la Bucovine), de l'Europe du Sud (38%: la Valachie et la région balkanique Dobroudja) et de l'Europe de l'Est (16%: la région de Moldavie sans la Bucovine), membre de l’Union européenne et de l'OTAN. Possédant un héritage latin, ce pays est entouré par des pays slaves comme la Bulgarie, la Serbie ou l’Ukraine et par la Hongrie. Il est bordé par la mer Noire au sud-est. Au nord-est, un petit pays également à majorité roumanophone, la République de Moldavie, ne fait plus partie de la Roumanie depuis 1944. La Roumanie, qui est le 7e pays le plus peuplé de l’Union européenne et le 9e par sa superficie, est aussi un pays stratégique pour l'Union européenne, de par ses relations étroites avec les pays de la mer Noire.

La création de la Roumanie date du XIXe siècle, son territoire actuel du XXe siècle, et résulte, comme dans le cas de l'Italie ou de l'Allemagne, de la réunion d'anciennes principautés médiévales : Valachie, Moldavie (1859) et Transylvanie (1918). Mais les Roumains, qui s'identifient surtout par leur langue latine, se considèrent plus volontiers les héritiers de l'ancienne Dacie (pays des Thraces du nord, conquis par l'empereur romain Trajan en 109) ou de l'Empire romain. Une autre composante de l'identité s'enracine dans l'Empire romain d'Orient dit « empire byzantin » dont les Roumains ont hérité leur foi, orthodoxe à 80%. C'est toutefois la France des Lumières qui a inspiré la création de la Roumanie moderne avec ses idéaux d'émancipation et de progrès. Plusieurs influences moins démocratiques ont par la suite marqué le pays : celle nationaliste des années 1930 et celle communiste de l'Union soviétique dans la seconde moitié du XXe siècle jusqu'en 1989.

Pendant la période de transition qui a abouti à son adhésion à l'Union européenne le 1er janvier 2007, la Roumanie est devenue l'un des alliés des États-Unis dans la lutte contre le terrorisme. Pendant cette période de contradictions, la société roumaine a été bouleversée dans les domaines politique, économique et culturel entre des courants traditionnels et des courants modernes qui ont été tantôt d'inspiration occidentale, tantôt venant de l'intérieur, et souvent un mélange des deux. On peut remarquer notamment l'apparition d'un nombre important d'entreprises et d'entrepreneurs, qui ne sont pas tous issus de la nomenklatura, et même si la plupart de ces entreprises ne sont pas très compétitives à l'international, le développement est visible : le commerce prospère, la construction explose (ainsi que le nombre de voitures), les voies de communication s'améliorent (même si on peut regretter le choix du tout-routier au détriment du rail), l'équipement des ménages se modernise…

Le roumain, de syntaxe latine, compte environ 18% de mots venus des langues slaves voisines, mais 75 % du lexique est également d'origine latine. Les Roumains comprennent spontanément 80% de l'italien (et encore plus le napolitain) même sans l'avoir appris, et plus d’un quart de la population roumaine comprend et parle le français. La Roumanie est donc un pays francophone très important,1 elle a d’ailleurs accueilli le XIe Sommet de la Francophonie en 20062.

Il y a en tout 25 millions de roumanophones dont 19,3 en Roumanie (sur 22,3 millions d’habitants) et 3 en République de Moldavie (sur 4,5 millions d’habitants). Approximativement, deux millions de citoyens Roumains ont une autre langue maternelle que le roumain : hongrois (1 434 377 citoyens), tzigane (535 250 citoyens) [1], allemand, russe, turc, grec, arménien... Un million et demi de citoyens Moldaves aussi : russe, ukrainien, turc, bulgare. Et deux millions de roumanophones ne sont ni citoyens Roumains ni citoyens Moldaves : ils peuvent être citoyens Ukrainiens, Serbes (principaux pays à minorités roumanophones historiques), Russes (suite à la déportation), Italiens, Espagnols, Français, Canadiens, Américains, Australiens, Allemands, Suisses ou Belges (principaux pays de la diaspora).

Sommaire

modifier Relations avec l’Union européenne

modifier Étymologie du nom

Icône de détail Article détaillé : Étymologie du nom « Roumanie ».

România, le nom de ce pays, est relié à Rome, ancienne capitale de l’empire romain et à l'empire byzantin dont le nom officiel était Ρωμανία (Romania). On sait que les Grecs jusqu'au XIXe siècle se définissaient eux-mêmes comme Ρωμαίοι (Roméi) ou Ρωμιοί (Romii)3 et non Έλληνες (Hellènes, mot qui ne désignait alors que les grecs antiques) et encore moins Βυζαντινοί (byzantins, mot inventé en 1557). En fait tous les habitants de l'Empire romain d'orient se définissaient comme Ρωμαίοι (Romées), qu'ils fussent Albanais, Arméniens, Aroumains, Grecs ou Roumains. Ce n'est que peu avant la guerre d'indépendance que les Grecs, toujours qualifiés de « Roumis » par les Turcs, vont commencer à se désigner comme Έλληνες (Hellènes), tandis que Roumains et Aroumains continuent à être désignés par le nom exonyme de « Valaques ».

Le nom endonyme Român par lequel s'identifiaient les Roumains, ne désignait pas au Moyen Âge une nationalité, mais simplement une origine commune et la langue commune (limba rumânească). Les roumanophones s'identifiaient par leur origine géographique : moldovean (Moldave), ardelean (Transylvain), muntean (de Valachie centrale), oltean (d'Olténie), maramureşean (du Maramureş), banatean (du Banat) ou dobrogean (de Dobrogée). Ce sont Émile Ollivier, Élisée Reclus et Edgar Quinet, inventeurs du principe politiquement correct selon lequel on doit désigner un peuple par le nom qu'il se donne lui-même, qui ont imposé dans les langues étrangères le terme de « Roumains » à la place de « Valaques », « Moldo-valaques », « Moldaves », « Moldaviens », « Vlachs », « Volokhs », « Wallachiens » et autres « Romounes » devenus d'ailleurs flous et parfois péjoratifs (voir Origine du peuple roumain).

modifier Histoire

Icône de détail Article détaillé : Histoire des Roumains.
Le château de Peleş, ancienne résidence des rois de Roumanie

modifier Résumé

Les populations qui finiront par constituer les Roumains ont une longue histoire, depuis l'apparition des premiers Daces (Thraces du nord), conquis par l'Empire romain, dont la domination va durer 150 ans avant de se retirer au milieu du IIIe siècle. Au sud du Danube par contre, la domination romaine a duré six siècles. Les populations latinophones du bassin danubien et des Balkans, sujettes ou de l'Empire romain d'Orient (au sud du Danube) ou des royaumes « barbares » (au nord du Danube), n'auront pas d'État à elles avant 1186, date de la fondation du Regnum Valachorum (Royaume des Valaques) par les dynasties Deleanu, Caloianu et Asen. Peuplé pour moitié de Bulgares, ce royaume situé à cheval sur les deux rives du bas-Danube ne dure que 63 ans avant d'être remplacé par des Tzarats bulgares (au sud du Danube) et par des banats roumains vassaux de la Hongrie (au nord du Danube). La fusion et l'indépendance des banats nord-danubiens donne au XIVe siècle les principautés de Moldavie et Valachie qui, après quatre siècles d'autonomie sous l'influence ottomane, fusionnent à leur tour en 1859 pour former le Vieux Royaume de Roumanie, dont l'indépendance totale par rapport à l'Empire ottoman sera reconnue en 1878.

La fin de la Première Guerre mondiale voit la Transylvanie (hongroise depuis 1867 au sein de la monarchie austro-hongroise), la Bucovine, la Bessarabie et une partie du Banat voter leur rattachement à la Grande Roumanie qui remplace le Vieux Royaume. Au début de la Seconde Guerre mondiale la Roumanie est pro-Alliée avec son roi anglophile Charles II qui fait tirer sur les fascistes de la Garde de fer, juger et exécuter leur chef Corneliu Zelea Codreanu, et garantir les frontières du royaume par le Royaume-Uni et la France. Par la mer Noire, la Roumanie transfère l'armée et le gouvernement polonais en territoire britannique, à Alexandrie, sur la flotte du SMR sous escorte de la marine de guerre.

Allié avec Staline par le Pacte germano-soviétique de 1939, Hitler considère donc la Roumanie, à juste titre, comme une puissance hostile, et l'été 1940, après l'effondrement de la France, l'oblige à rendre la Bessarabie à l'URSS, la Transylvanie du nord à la Hongrie et la Dobrogée méridionale à la Bulgarie. La Roumanie ne conserve que la moitié de son territoire de 1918. Par la suite, Hitler et la Garde de fer renversent le roi et le remplacent par le maréchal Ion Antonescu (il est jugé et exécuté à la fin de la guerre). Lors de l'Opération Barbarossa, Antonescu engage la Roumanie aux côtés de l'Allemagne en juin 1941 pour récupérer la Bessarabie. Mais il ne se contente pas de cela : il fait occuper par l'armée roumaine la "Transnistrie" (une partie de la Podolie ukrainienne), il s'y livre à des atrocités et il envoie l'armée roumaine au massacre jusqu'à Stalingrad. Un Conseil national de la Résistance se forme entre les mouvements de partisans, les leaders des partis politiques démocrates interdits, et le roi Michel, qui renversent Antonescu en août 1944: la Roumanie déclare la guerre à l'Axe, engageant 550 000 soldats contre l'Allemagne. Le 6 mars 1945, un coup d'État communiste met fin au gouvernement issu de la Résistance, et le roi Michel est forcé d’abdiquer fin 1947 : la dictature communiste s'abat alors sur le pays jusqu'en décembre 1989, faisant 2 millions de morts civils (chiffre officiel) en 45 ans4. Fin 1989, le président communiste Nicolae Ceauşescu et sa femme sont fusillés lors du coup d'État du 22 décembre 1989.

modifier Chronologie

  • VIe siècle : Installation des Slaves parmi les latins et arrivée des cavaliers turcophones bulgares qui fondent un royaume s'étendant sur les actuelles Yougoslavie, Roumanie, Moldavie, Macédoine et Bulgarie. Ce royaume adopte la langue slavonne et le christianisme : c'est la première Bulgarie, mais la moitié de sa population est latinophone ("valaques"). En Europe, Byzance ne garde que la Grèce et les côtes de la péninsule des Balkans.
  • Xe siècle : Byzance détruit la Bulgarie avec l'aide des Russes et des cavaliers turcophones de la steppe. Schisme entre Rome et l'Orient. Apparition du bogomilisme, ancêtre du catharisme. Les "Valaques" roumanophones vivent désormais au sein de petits duchés, les "canesats", éparpillés depuis les pays tchèques jusqu'à la Thessalie et de l'Adriatique à la mer Noire, connus comme "romanies" ou "valachies", et vassaux de Byzance, des turcophones, ou du royaume tchèque de Moravie.
  • XIe et XIIe siècles : Au nord du Danube, les finnois magyars fondent la Hongrie, vassalisent les "canesats" de Transylvanie et adoptent le catholicisme. Au sud du Danube, les roumanophones chassent les grecs byzantins et fondent un royaume à la place de l'ancienne Bulgarie. Ce Regnum Valachorum ("royaume de Valaquie") est reconnu par la papauté et les puissances de l'époque.
  • XIIIe siècle : Invasion occidentale et catholique à Byzance (4ème croisade). Les occidentaux attaquent la Valaquie mais leur chef Baudouin de Flandre est tué. Grande invasion mongole en 1223 (Tatars) : la Valaquie comme ses voisins est ravagée. En 1247 les slavons succèdent aux roumanophones : la seconde Bulgarie remplace la Valaquie. Les grecs reprennent Byzance en 1261 mais déjà les turcs s'installent en Anatolie. Les peuples orthodoxes sont pris entre les catholiques à l'ouest et les musulmans à l'est : tout est déjà en place pour les futures guerres des Balkans. Au nord du Danube les "canesats" sont vassaux de la Hongrie, de la principauté slave de Galicie ou des Tatars. Entre les "canesats" vivent des populations slavonnes et iranophones (ïasses).
  • XIXe siècle : L'Empire russe annexe la moitié est de la Moldavie (actuelle République de Moldavie). Révolutions républicaines en 1821 et 1848. Fondation en 1856 de la "petite Roumanie" par l'union entre Moldavie occidentale et Valachie. En réaction, annexion de la Transylvanie par la Hongrie en 1867 dans le cadre autrichien. Alliée aux Russes, la petite Roumanie devient totalement indépendante en 1878 et aide la troisième Bulgarie (celle d'aujourd'hui) à gagner la sienne contre l'Empire turc ottoman.
  • XXe siècle : En 1918, les territoires austro-hongrois et russes peuplés de roumanophones (Transylvanie, Bucovine, Moldavie orientale dite Bessarabie) élisent des députés, proclament leur indépendance puis leur union à la Roumanie, qui avait combattu au côté des Alliés.
  • 1921-1923 : Réformes (vote des femmes, naturalisation des Roms et des réfugiés juifs, partage des grandes propriétés).
  • 1938 Dictature antifasciste du roi Carol II, qui réprime la "Garde de Fer" fasciste et le P.C. La "Garde de Fer" organise des attentats, tue plusieurs ministres et intellectuels démocrates, et s'en prend aux Juifs et aux Tsiganes.
  • Décembre 1989 : alors que des manifestations contre le régime secouent le pays, les communistes réformateurs renversent Ceauşescu, forment avec quelques dissidents un Front du salut national (FSN), renoncent au communisme et permettent le rétablissement de la démocratie et de l'économie de marché. C'est la « révolution roumaine » : plusieurs centaines de soldats et de civils meurent en se tirant dessus mutuellement, chaque groupe pensant défendre la démocratie contre de prétendus partisans de Ceauşescu (le sénateur Ion Iliescu, successeur du dictateur déchu, a été accusé d'avoir lancé ces rumeurs et l'enquête est toujours en cours).
  • Août 1991 : indépendance de la République de Moldavie, aussitôt reconnue par la Roumanie.

modifier Géographie

Icône de détail Article détaillé : Géographie de la Roumanie.
Carte de la Roumanie
Vue des Carpates

La Roumanie se trouve au sud-est du continent européen. Elle couvre une superficie de 238 391 km² et possède des frontières (2 508 km) avec la Hongrie (443 km), la Serbie (476 km), la Bulgarie (608 km), la Moldavie (450 km) et l'Ukraine (531 km), ainsi qu'une façade maritime sur la mer Noire (225 km).

  • Coordonnées géographiques : 45° 00' N, 25° 00' E.
  • Superficie :
    • Total : 238 391 km²
    • Terre : 231 231 km²
    • Mer : 7 160 km²
  • Info environnementale : la Roumanie est le premier pays du monde à avoir signé le protocole de Kyoto. Néanmoins, l'aspect environnemental est encore peu pris en compte dans le mode de développement actuel de la Roumanie, malgré les efforts du Ministère de l'Environnement, et les routes, voitures, camions, cars, buildings en béton et verre, poteaux et fils internet dans tous les sens, décharges à ciel ouvert envahissent les paysages, tandis que le gouvernement envisage la construction d'une nouvelle centrale nucléaire.

Régions historiques :

  • La Moldavie (en roumain : Moldova) dont seule la moitié ouest fait actuellement partie de la Roumanie, entre les Carpates orientales et la République de Moldavie (qui est la moitié est).
  • La Valachie (en roumain : ţara Românească) composée de :
    • l' Olténie ou la Petite Valachie (en roumain : Oltenia) au sud-ouest;
    • la Munténie (en roumain : Muntenia) au sud-est;
    • la Dobrogée (en roumain : Dobrogea, en bulgare : Dobroudja) au sud-est, au bord de la mer.

Divisions administratives :

Icône de détail Article détaillé : Subdivisions de la Roumanie.

Les subdivisions administratives utilisées aujourd'hui sont les 41 judeţe (judeţ, au singulier du latin judicium, ou « juge ») qui sont détaillés dans l'article de fond. De plus, la capitale, Bucarest, compte aussi comme subdivision administrative autonome, mais depuis 1997 elle est incluse dans un nouveau judeţ, le judeţ de Ilfov, tout en gardant son autonomie. Les Roumains appellent cette subdivision « le municipe de Bucarest » (municipiul Bucureşti du latin municipium).


Drapeau de la Roumanie Judeţe de Roumanie Drapeau de la Roumanie

Alba · Arad · Argeş · Bacău · Bihor · Bistriţa-Năsăud · Botoşani · Brăila · Braşov · Buzău · Călăraşi · Caraş-Severin · Cluj · Constanţa · Covasna · Dâmboviţa · Dolj · Galaţi · Giurgiu · Gorj · Harghita · Hunedoara · Ialomiţa · Iaşi · Ilfov · Maramureş · Mehedinţi · Mureş · Neamţ · Olt · Prahova · Sălaj · Satu Mare · Sibiu · Suceava · Teleorman · Timiş · Tulcea · Vâlcea · Vaslui · Vrancea


modifier Démographie

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Icône de détail Article détaillé : Démographie de la Roumanie.
Évolution de la population (recensements)
  • 1859 - 8 600 000 (Valachie et Moldavie sans la Bessarabie et la Bucovine)
  • 1912 - 12 923 600
  • 1930 - 18 052 896 (la Grande Roumanie ; 71,9 % Roumains)
  • 1948 - 15 872 624 (territoire actuel de la Roumanie)
  • 1956 - 17 489 450
  • 1966 - 19 103 163
  • 1977 - 21 559 910
  • 1992 - 22 810 035
  • 2002 - 21 698 181
  • 2007 - 22 350 000 (est. CIA)

modifier Politique

Palais du Parlement, le plus grand bâtiment en Europe (surface habitable) au même niveau que le Cœur Défense.
Icône de détail Article détaillé : Politique de la Roumanie.

modifier Événements historiques

Les Roumains ont eu une politique de survie en marge des intérêts des grands empires (romain, byzantin, mongol, ottoman, austro-hongrois) et de l'URSS.

Alors que le pays avait commencé sa modernisation et sa démocratisation sous divers gouvernements parlementaires entre 1856 et 1938, un régime autoritaire se met en place en 1938, puis une dictature en 1940, et enfin un totalitarisme en 1945. Successivement pro-Allié en 1938, pro-nazi en 1940 et communiste en 1945, le régime est devenu de plus en plus répressif et sanglant (avec toutefois un "désserrement" dans les années 1965-1972). La société civile a tenté de résister au totalitarisme, de manière de plus en plus feutrée et passive à mesure que les résistants étaient exterminés. Le communisme en Roumanie a connu trois périodes, correspondant à trois générations de communistes :

  1. la « revanche » (sur la société démocratique bourgeoise antérieure, mais aussi sur le fascisme), phase violente de terreur, d'arrestations massives, où les minorités du pays étaient majoritaires au Parti ;
  2. la « normalisation », phase de développement de la nomenklatura, où les opportunistes issus de la majorité orthodoxe rurale font carrière, marginalisent les camarades issus des minorités (dont beaucoup quittent le pays) et portent le Parti à trois millions de membres ;
  3. le « national-communisme » qui se traduit par une accentuation de la misère populaire, un refus de la perestroïka et une coupure entre les « conservateurs » du régime et les « réformateurs », qui aspirent à en finir avec le communisme et s'appuient sur Gorbatchev et la France pour renverser Ceauşescu en 1989. Après quoi, « conservateurs » et « réformateurs » font à nouveau bloc au sein du FSN (Frontul Salvării Nationale) et gardent le pouvoir jusqu'en 19965.

Les élections de 1996 ont provisoirement écarté la nomenklatura du pouvoir politique (mais pas du pouvoir économique), au profit d'une coalition des partis démocratiques (CDR ou Convention démocrate roumaine et USD, Union sociale-démocrate). Le président Emil Constantinescu a été alors le premier président roumain à condamner officiellement les crimes commis par le régime d'Ion Antonescu contre les Juifs et les Roms. Le FSN, rebaptisé PSD (Parti social-démocrate), revient au pouvoir en 2000, mais subit une nouvelle défaite en 2004 face à l'Alliance D.A. (composée essentiellement des successeurs de la CDR, le Parti démocrate et le Parti national libéral).

En décembre 2006, quelques jours après la cérémonie d’entrée dans l’Union européenne, le président Traian Băsescu a été le premier président roumain à condamner officiellement les crimes commis par le régime communiste. En 2007, les historiens de la commission présidentielle pour l'analyse de la dictature en Roumanie, ont officiellement évalué les victimes civiles du fascisme roumain à à un demi-million de personnes, et celles du communisme à deux millions, soit environ 10% de la population6.

modifier Politique interne

Le président Traian Băsescu du parti démocrate a été élu président en 2004 face au candidat socialiste Adrian Năstase. Au parlement, l'alliance D.A. (O.U.I. en roumain - Dreptate Adevăr voulant dire Droitesse/Justice Vérité) entre le Parti démocrate et le Parti national libéral a pu se maintenir en place avec le but affiché de faire adhérer la Roumanie à l'Union européenne.

Depuis l'été 2006, les confrontations entre Călin Popescu Tăriceanu, premier ministre libéral, et le président ont abouti en avril 2007 à l'éclatement de l'alliance, lorsque le premier ministre a exclu du gouvernement le Parti démocrate. Selon lui, l'alliance ne pouvait plus fonctionner « à cause des démocrates » et d’un « président qui a fait passer ses intérêts politiques personnels devant les intérêts des Roumains.»

Le 3 avril 2007, le Parlement a voté d'urgence 7, avec 302 votes pour et 27 votes contre8, un gouvernement minoritaire représentant 22% des parlementaires et formé entre les libéraux et les représentants de la minorité hongroise. Le Parti social-démocrate, dans l'opposition, a soutenu ce gouvernement pour une durée limitée et seulement afin de permettre la sortie de la crise politique. Le Parti de la grande Roumanie a annoncé voter contre à cause de la présence de l'alliance hongroise dans le nouveau gouvernement. Le grand perdant à court terme est le Parti démocrate, qui devrait entrer en opposition et qui depuis 2006 fait appel aux élections anticipées.

En parallèle, le Parlement a lancé une procédure de destitution du président Băsescu pour violation de la Constitution. Le 20 avril, le Parlement a voté la suspension du président9, qui est confirmée par la Cour constitutionnelle. Lors du référendum du 19 mai 2007, les Roumains choisissent à 75% de maintenir Băcescu dans ses fonctions.

modifier Politique relative à l'OTAN

La nomenklatura a toujours entretenu de bonnes relations avec tous les états du tiers monde, y compris avec ceux que les États-Unis classent comme « États-voyous ». Les gouvernements successifs de la Roumanie n'avaient aucune raison de changer de politique, mais l'inquiétude suscitée par l'impérialisme russe et ukrainien en mer Noire ont poussé la Roumanie à rejoindre l'OTAN en 2004.

Les intérêts de la Roumanie ne sont pas toujours les mêmes que ceux des partenaires historiques comme la France et cette implication en Irak avait fait réagir la France. Selon le président Traian Basescu, « la démocratie ne peut pas être protégée sans l'OTAN et l'UE » et l'alliance avec les États-Unis ne remet pas en cause l'engagement européen de la Roumanie. Il a aussi déclaré que l’OTAN resterait, après l’adhésion du pays à l’UE, le principal moyen de maintenir la sécurité du pays.

modifier Politique dans l'Union européenne

La Roumanie est le premier pays de l'Europe centrale et de l'est qui a établi des relations avec la Communauté européenne, depuis 1974. Après son adhésion à l'Union européenne le 1er janvier 2007, en même temps que la Bulgarie, la plupart de ses parlementaires ont rejoint le groupe des libéraux européens (qui voient ainsi leur nombre augmenter de 17%) et les partis de centre-droite; un moindre nombre a rejoint le groupe socialiste, et quelques-uns, l'extrême-droite européenne qui a ainsi pu se constituer en groupe. La plupart de ces euro-députés, quel que soit leur engagement actuel, ont un passé communiste.

Selon le président roumain, l’extension et l’approfondissement de l'UE peuvent se dérouler simultanément, et la Roumanie soutiendra très fortement les partenariats avec la République de Moldavie et avec les États des Balkans de l’Ouest (Albanie, pays de l'ex-Yougoslavie)10. La Roumanie va donner des visas gratuits pour les citoyens de République de Moldavie et pour ceux de la Serbie.

Le premier ministre italien Romano Prodi et son homologue roumain Calin Popescu-Tariceanu ont signé le 16 janvier 2007 à Bucarest une déclaration politique commune. Compte tenu des relations excellentes entre ces deux pays, ils s’engagent à ce que leurs gouvernements coordonnent les démarches dans le cadre de l’Union européenne, notamment en ce qui concerne la constitution et l'intégration des pays de l'ouest des Balkans. Cette déclaration se fait alors que les deux pays fêtent 10 ans depuis la signature du Partenariat stratégique commun. L'Italie est la destination préférée des Roumains (devant l'Espagne), environ 300 000 Roumains ont travaillé en Italie en octobre 2006, sans compter les travailleurs clandestins. L'Italie est le principal investisseur en Roumanie et le plus grand importateur (19,4% des importations) et exportateur (15,6% des exportations).

La Roumanie souhaite être au cœur de la stratégie énergétique de l’Union européenne11. Désormais, des pays pétroliers comme le Kazakhstan et l'Azerbaïdjan sont à proximité de la frontière maritime de l'UE. La mer Noire est vue à Bucarest comme une priorité qui peut permettre de réduire la dépendance énergétique de l'Union européenne, des Balkans occidentaux et de la République de Moldavie à l’égard de la Russie. De ce fait, la Roumanie devrait permettre à l'UE de mieux négocier le futur accord énergétique avec la Russie dont les discussions ont débuté en 2006.

La Roumanie se propose d’être leader régional, a déclaré le président Traian Basescu au cours du débat « La Roumanie européenne, la Roumanie euro-atlantique, la Roumanie dans la sphère des relations internationales » organisé par l’Association George C. Marshall et l’Administration présidentielle.

Les premières élections pour élire les 35 euro-parlementaires doivent avoir lieu le 13 mai 2007. Le premier ministre Calin Popescu-Tariceanu, qui pourtant avait soutenu cette date au début, propose un report de l'élection. Son opposant politique, le président, pense qu'il n'est plus possible de la retarder vu que l'argent pour l'organiser a déjà été dépensé.

modifier Économie

World Trade Center Bucarest
Icône de détail Article détaillé : Économie de la Roumanie.

La monnaie roumaine est le leu (l'appellatif technique est RON, 1€ = 3,67 RON au 12 mars 2008). En janvier 2008, le salaire moyen mensuel était de 325€ net (1200 leu)12. Le salaire minimum garanti par la loi est de 274€ pour les cadres et de 137€ pour les autres catégories. L'impôt sur le revenu est de type proportionnel (également appelé impôt à taux unique) à 16%, et le montant moyen des retraites est d'environ 152€ au 1er janvier 2008 (hors retraites des agriculteurs) 13.

Le PIB de la Roumanie (121,3 milliards d'euros fin 2007)14 dépend des services pour 55,2%, de l'industrie pour 34,7% et de l'agriculture pour 10,1% pour une population quasi-égale dans les trois secteurs. Le rythme de croissance économique a été de + 7,7% en 2006 et de 6% en 2007. L'inflation en rythme annuel en janvier 2008 est à 7,26% 15, le déficit budgétaire en 2007 de 2,3% du PIB et l'endettement de l'État est à 25% du PIB.

Le classement publié le 16 septembre 2006 par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement situe la Roumanie à la 24e place (sur 141 pays) au regard de l'attractivité pour les IDE et la dette publique représente moins de 20% du PIB. Cinq compagnies de Roumanie ont un chiffre d’affaires supérieur à un milliard d’euros : Petrom (groupe OMV), Rompetrol, Mittal Steel (ancien Sidex, groupe Arcelor-Mittal), Metro Romania (groupe Metro AG) et Automobile Dacia (groupe Renault).

Après une décennie de stagnation et un décollage lent à partir de la fin des années 1990, l'économie roumaine est en très forte croissance depuis l'année 2001 (4 à 8% par an). Le FMI prévoit pour 2008 une croissance du PIB de 5% et plusieurs milliards d'euros d'IDE. L'économie roumaine a été déclarée économie de marché fonctionnelle par la Commission européenne en octobre 2004. Son PIB en parité de pouvoir d'achat (247 milliards de dollars) place la Roumanie au 45e rang mondial fin 2007, au niveau du PIB tchèque16.

La majorité au pouvoir a mis en place une politique économique d'inspiration libérale, visant à réduire le nombre des entreprises d'état (encore autour de 30% du PIB en 2006 selon une estimation de Deutsche Bank), attirer plus d'investissements étrangers (7e destination en Europe en 2006 selon Financial Times), réduire la fiscalité et le chômage (4,3% janvier 2008 et 1,8% à Bucarest 17, mais avec un taux de chômage de jeunes nettement plus élévé à 21,4% fin 2006 18) pour pouvoir faire face à la concurrence à l'intérieur de l'Union européenne.

Le journal Le Monde remarque qu'en 2005 et 2006, « la Roumanie a attiré 15 milliards d'euros d'investissement (étranger), plus que les 14 milliards d'euros que le pays avait attirés de 1990 à 2004 ». En 2007, le pays a attiré près de 7 milliards d'euros de IDE19.

modifier Développement

Icône de détail Article détaillé : Développement de la Roumanie.

modifier Tourisme

Le jugement dernier, peinture en style orthodoxe byzantin sur les murs du monastère Voroneţ (construit en 1488). On y voit a gauche le paradis, à droite les enfers, et en haut l'image contemplative du Christ tout-puissant avec les signes du zodiaque20. On peut voir, en bas à gauche, l'Arbre de la Vie et la Croix de Lorraine.

Stations touristiques de la mer Noire

Les stations du littoral s'étalent sur une frange côtière allant du sud de la ville de Constanţa jusqu'à la frontière bulgare. Elles bénéficient d'un long ensoleillement et d'une chaleur tempérée, la moyenne étant de 25°C en été. 250 254 touristes les ont fréquentées en 2006, et les prévisions pour 2007 sont encore plus optimistes.

Stations touristiques de montagne

Le delta du Danube

Vlad Ţepeş

Le delta du Danube est un endroit unique en Europe, déclaré réserve naturelle par l'UNESCO.

Dracula

Il est difficile de parler de la Roumanie, sans évoquer la célèbre figure du comte Dracula popularisé par l'écrivain irlandais Bram Stoker et des dizaines d'œuvres de l'industrie cinématographique américaine. Grâce à lui, l'image de la Roumanie est associée aux mythes des vampires et de ce personnage fictif inspiré par le nom et les vies de deux princes de Valachie: Vlad II le Dragon (Vlad Dracul, membre de l'ordre du Dragon initié par Sigismond de Luxembourg) et son fils Vlad III l'Empaleur (Vlad Ţepeş). Sa légende associe également (sur des critères non-historiques) la ville médiévale de Sighişoara et le château de Bran, qui sont devenus des destinations touristiques importantes, au détriment d'autres richesses plus authentiques comme la tour de Chindia à Târgovişte, moins spectaculaire mais réellement bâtie sous le règne de Vlad Ţepeş.

modifier Sport

Le football et la gymnastique sont extrêmement populaires et sont des sports dans lesquels s'illustrent les Roumains. En rugby à XV, la Roumanie a souvent mis en difficulté le XV de France.

Depuis la fin du régime communiste, le pays connaît une période d'effacement de sa présence sur la scène sportive internationale, peut-être due à ses difficultés économiques.

Sur le plan interne, la scène sportive est dominée par quelques personnes très médiatisées, comme Nadia Comăneci , Gheorghe Hagi et également Adrian Mutu.

modifier Culture

Icône de détail Article détaillé : Culture de la Roumanie.

Les Roumains décrivent souvent leur pays comme une « île de latinité dans un océan slave ». Cette expression isolationniste a été popularisée par Nicolae Iorga, historien et homme politique de l'entre-deux-guerres. Toutefois il faut mettre un bémol sur la Hongrie qui ne fait pas partie des pays slaves. Mais surtout, la latinité est essentiellement linguistique: sur les autres plans de la culture traditionnelle, la Roumanie se situe bien au carrefour de l'Europe centrale à laquelle elle appartient par la Transylvanie, de l'Europe orientale à laquelle elle appartient par la Moldavie, et des Balkans auxquels elle appartient par la Valachie et la Dobrogée. Par ailleurs, depuis l'époque des "Lumières", la Roumanie a subi une très forte influence occidentale et notamment française, combattue jadis par des partisans de l'"autochtonisme orthodoxe" tels le philosphe Nae Ionescu ou l'essayiste Nichifor Crainic, et aujourd'hui par les polémistes tels Adrian Păunescu ou Corneliu Vadim Tudor.

La Roumanie fait partie de l'Organisation internationale de la francophonie. À peu près tous les Roumains ayant dépassé l'école primaire, comprenaient et parlaient le français avant 1989, en partie grâce à l'héritage latin commun aux deux langues, mais surtout à cause de la francophilie héritée de l'influence des Lumières au XVIIIème siècle, et de l'aide française à l'unité roumaine durant le XIXème siècle. Jusqu'en 1945, la Roumanie et la France avaient gardé des relations culturelles et politiques étroites, et partagé les mêmes orientations politiques (pour le meilleur et pour le pire). En 1968 encore, lors de sa visite à Bucarest en mai, Charles De Gaulle était spontanément ovationné à Bucarest, alors qu'il était conspué à Paris21. Mais après 1989, les Roumains découvrent une nouvelle France aux yeux de laquelle la Roumanie n'est plus une petite soeur des Balkans, ni une alliée, tandis que Bucarest n'est plus un petit Paris22. Aux yeux de cette nouvelle France, la Roumanie paraît être une sorte de Syldavie23 quelque peu sordide (le sort des orphelins et des Roms occupe l'espace médiatique), une Syldavie suspecte de fascisme, de xénophobie et d'antisémitisme atavique24. Mortifiés par cette image de la Roumanie en France, de nombreux Roumains se tournent vers d'autres horizons culturels, et le français est depuis lors en perte de vitesse. De plus, auprès de jeunes, l'omniprésence de l'anglais notamment dans le monde économique et la quasi-disparition des productions en français à la télévision roumaine jouent un rôle tout aussi important.

La musique roumaine, dont la base est essentiellement rurale, est une synthèse des différentes cultures qui l'ont influencée. En plus de cette musique, il existe un autre type de musique, les colinde. En plus des musiques traditionnelles, les Roumains ont adopté le style occidental (rock, hip hop, techno, pop) mais aussi un style moderne propre, à la fois très controversé et très populaire, surtout parmi les catégories moins cultivées et rurales, les manele ou musique de type mani.

Parmi les Roumains et autres ethnies qui vivent en Roumanie, 87% sont orthodoxes, 6% catholiques et 7% protestants. L'Église orthodoxe a fait un retour en force depuis la chute du communisme, les fêtes religieuses sont suivies avec assiduité et plus de mille nouvelles églises ont été construites dans le pays. Toutefois des contestations se font jour à ce sujet, notamment au sujet du prix très élevé des baptêmes, mariages et enterrements, et ce d'autant que les prêtres sont (modestement il est vrai) rémunérés par l'état, malgré le principe de laïcité inscrit dans la Constitution.

Quelques roumains internationalement connus

Autres roumains ayant contribué aux progrès de l'humanité ou ayant bien gouverné :


Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er et 2 janvier Nouvel an Anul nou
en avril ou en mai Pâques Paşte (singulier) ou Paşti (pluriel) La Pâques orthodoxe ne correspond pas toujours à la fête de Pâques catholique
1er mai Jour du travail Ziua muncii
1er décembre Jour de l'Union Ziua Unirii C'est le jour de la fête nationale roumaine. Il célèbre l'Union de la Transylvanie à l'ancien Royaume de la Roumanie, le 1er décembre 1918.
25 - 27 décembre Noël Naşterea Domnului (Crăciun)

modifier Codes

La Roumanie a pour codes :

modifier Voir aussi

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur la Roumanie.

modifier Liens externes