|
|||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||
Le catholicisme libéral est un courant religieux catholique qui se développe au tournant des XIXe-XXe siècles. Il convient de distinguer les libéraux des modernistes et de ceux que la génération suivante nommera progressistes. Les modernistes et les progressistes se distinguent par leurs positions sur les études bibliques tandis que les libéraux se distinguent par leurs positions politiques désignées en Belgique par catholiques constitutionnels. En fait, moderniste est le terme par lequel le pape désigne les progressistes. Après la Seconde Guerre mondiale et jusqu'en 1954, année de leur suppression, on nommera progressistes les prêtres-ouvriers touchés par la question sociale et volontiers syndicalistes et/ou compagnons de route du parti communiste français.
modifier DéfinitionLe libéralisme catholique se définit comme étant : « essentiellement une tendance, chez des catholiques sincères, à exalter la liberté comme valeur première avec les conséquences que cela entraîne pour les principes qui régissent la vie sociale, politique et religieuse : on en vient à vouloir concilier des inconciliables, les principes sur lesquels étaient fondés la France chrétienne et ceux qui découlent de la Révolution. »1 Ce courant de pensée introduit en France une modernité de substance catholique et révolutionnaire, incarnée par le respect des principes de la laïcité. Largement représenté chez les clercs, il façonne le catholicisme français et le rend sensible aux idées modernes de tolérance, de réduction de l'Église au droit commun, d'exaltation de « la liberté comme valeur première » ; les intégralistes déclarent immédiatement que ce tour d'esprit va :
Il se caractérise par « une exaltation romantique de la liberté et une tendance très poussée à la conciliation » en matière de doctrine. Pour ce courant, l'homme portant naturellement vers la vérité doit se satisfaire de la neutralité du pouvoir, ce qui est neuf dans une situation de cultes reconnus. Le libéralisme catholique a plusieurs points en commun avec l'anglo-catholicisme, qui fut parfois taxé de « socialisme sacramentel » modifier Histoiremodifier Phase préparatoireL'histoire de ce courant est clairement relatée dans sa phase préparatoire : du serment dit de liberté-égalité du 26 août 1792 et de sa réfutation par le pape Pie VI, du Génie du christianisme de Chateaubriand (1802) à la Charte octroyée par Louis XVIII en 1814 et critiquée par le pape Pie VII. On comprend que l'ultramontanisme naît du même mouvement et est, ab ovo, une option politique en faveur de la monarchie absolue. Le vrai créateur du libéralisme catholique est Félicité de Lamennais (1782-1854) qui, dans un premier temps, se fait le champion de l'ultramontanisme avec Louis de Bonald et Joseph de Maistre ; cette théorie prône une Église catholique romaine forte, centralisée, et dominée par le pape, seul garant de l'ordre social. C'est à Lamennais que l'on doit cette phrase célèbre: Sans pape, point d'Église; sans Église, point de christianisme; sans christianisme, point de religion et point de société. Il va jusqu'à préconiser une séparation totale de l'Église et de l'État, sans pour autant abandonner ses thèses ultramontaines. Puis, converti au libéralisme, aux côtés de l'abbé Henri Lacordaire et du comte Charles de Montalembert, ses collaborateurs au quotidien l'Avenir, il énonce : l'humanité est la véritable Église (dont) toutes ses hautes prérogatives, ses divins attributs, forment dans leur ensemble ce qu'on a appelé la souveraineté du peuple ; à lui, sur toutes choses, le commandement suprême, la décision dernière, le jugement infaillible, principes condamnés par l'encyclique Mirari Vos du pape Grégoire XVI du 15 août 1832. Déçu, et refusant de se soumettre, Lamennais quitte l'Église catholique. modifier Phase de développementÀ l'opposition entre libéraux et ultramontains à partir de 1850, c'est-à-dire pour les 20 ans de la fondation du Royaume de Belgique et au retentissement considérable du Congrès de Malines de 1863 pendant lequel Montalembert définit complètement le libéralisme catholique, essentiellement en faveur :
répondit le coup d'arrêt du pape Pie IX par l'encyclique Quanta Cura de 1864 comprenant le Syllabus, collection de propositions erronées condamnées par l'Église, suivi d'une piqûre de rappel par Léon XIII dans l'encyclique Libertas praestantissimum de 1888 :
Outre les papes, les pères Louis-Gaston Adrien de Ségur et Don Félix Sarda y Salvany ont fermement critiqué le libéralisme catholique. modifier Postéritémodifier En politiqueMais ce courant prospéra et les députés catholiques-libéraux ouvrirent la voie à la Troisième République, l'un de leurs chefs, Albert de Broglie déclara notamment : « au lieu de choisir entre les principes de 89 et les dogmes de la religion catholique, purifions les principes par les dogmes et faisons-les marcher de concert... ». En confirmation de l'influence de ce courant,
modifier Du côté des philosophes
modifier Notes
modifier Voir aussimodifier Articles connexes |
| All Right Reserved © 2007, Designed by Stylish Blog. |